Communiqué de presse

L’Alliance des régions de production de véhicules automobiles demande des financements supplémentaires de l’Union européenne pour maintenir la compétitivité mondiale de cette industrie

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Les membres de l’Alliance, réunis à Pampelune, ont présenté leurs propositions visant à garantir une transition juste et durable.

À l’échelle mondiale, le secteur européen de la production de véhicules automobiles est encore à la pointe de l’innovation pour cette industrie. Toutefois, en l’absence de financements suffisants, d’une reconversion professionnelle des travailleurs et d’infrastructures de soutien pour cette industrie, les régions européennes du secteur automobile risquent de perdre cette avance. Lors de la deuxième réunion politique de l’Alliance des régions de production de véhicules automobiles, le 9 novembre, à Pampelune, les régions membres ont adopté la «déclaration de Navarre» et débattu avec la DG GROW de la Commission européenne du soutien nécessaire pour assurer une transition juste au sein des régions européennes de production de véhicules automobiles.

À l’échelle mondiale, le secteur européen de la production de véhicules automobiles est à la pointe de l’innovation dans cette industrie. La production, la recherche et le développement sont des facteurs déterminants pour cette industrie, qui représente 7 % de l’ensemble des emplois dans l’Union, et qui fait travailler, directement ou indirectement, plus de 13 millions d’Européens.

La transition vers des véhicules numérisés et à émissions nulles aura une incidence considérable sur les écosystèmes automobiles et les structures socio-économiques des régions. 26 des 35 régions participantes à l’Alliance des régions de production de véhicules automobiles, créée par le Comité européen des régions (CdR), se sont réunies à Pampelune pour faire valoir les préoccupations de ce secteur au sein de chacune d’elles. Afin de réduire au minimum les perturbations qu’entraîne la transition en cours et de renforcer la compétitivité de l’ensemble de la chaîne de l’industrie automobile européenne, les participants ont demandé dans leur «déclaration de Navarre» d’établir un mécanisme européen au sein du prochain cadre financier pluriannuel. Ils font valoir qu’il s’impose de prendre en compte l’expertise des régions et de l’échelon local lors de la programmation des financements de l’Union et que la Commission devrait évaluer s’il convient d’accroître la dotation du Fonds pour une transition juste de manière à y inclure les activités liées à la transformation de l’industrie automobile.

María Chivite (ES/PSE), présidente du gouvernement régional de Navarre et présidente de l’Alliance des régions de production de véhicules automobiles, a déclaré : « J’ai foi dans le projet européen et dans la nécessité de tels forums où les régions peuvent débattre de politiques publiques pour les faire avancer et s’engager dans leur mise en œuvre, et qui mettent les compétences individuelles au service du développement d’un espace de progrès et de cohésion. Des secteurs stratégiques tels que l’industrie automobile ont besoin d’un soutien public et d’une coopération public-privé, non seulement pour parvenir à une transition numérique et durable qui soit réussie, bien équilibrée et juste, mais aussi pour asseoir le rôle essentiel de l’Europe dans les affaires mondiales. Nous sommes à un tournant car c’est à présent qu’il faut agir. Aussi nous devons-nous de faire preuve d’audace, de courage et de résolution, ainsi que de travailler ensemble. »

De surcroît, il est essentiel d’allouer des ressources à la formation et à la reconversion professionnelles et, pour les pouvoirs publics, de consentir à des efforts en la matière, dans le but à la fois de fournir des profils adaptés aux nouveaux besoins de l’industrie, en même temps que de retenir les travailleurs qui y sont déjà employés mais ont besoin d’adapter leurs compétences à la lumière des nouveaux modèles de production. Il est nécessaire d’associer toutes les parties prenantes, y compris les partenariats public-privé, et de faire en sorte que l’Union européenne utilise ses fonds pour promouvoir la coopération entre l’industrie, les petites et moyennes entreprises, et les établissements de recherche et d’enseignement. L’Alliance a donc demandé à la Commission européenne de réaliser une analyse d’impact territorial complète sur les conséquences sur l’emploi de la transition vers une industrie automobile à émissions nulles, étant donné que l’incidence varie d’une région à l’autre et dans l’ensemble du secteur de l’approvisionnement.

Emil Boc (RO/PPE), maire de Cluj-Napoca et président de la commission COTER du CdR, a déclaré : « La transformation des régions automobiles ne peut être couronnée de succès que si nous en faisons une question de cohésion territoriale : les personnes, dont les emplois sont à risque, doivent savoir qu’elles ne seront pas laissées seules. L’Alliance pour les régions de production de véhicules automobiles, qui compte 35 régions membres, montre dans quelle mesure les régions sont touchées par les changements structurels et le processus de transformation de l’un des secteurs industriels les plus importants d’Europe. Dans la transformation, l’élimination progressive des voitures à moteur à combustion interne sera cruciale, mais les régions doivent être soutenues politiquement et financièrement au niveau européen dans leur effort de gestion de ce processus de transition. »

Cette réunion a donné lieu à un accord de travail entre l’Alliance des régions de production de véhicules automobiles, l’Alliance pour les compétences dans le domaine de l’automobile et le groupe interrégional «Avenir de l’industrie automobile» du CdR, afin d’assurer de concert une transition juste dans les régions de production de véhicules automobiles, grâce à une approche collaborative pour relever les défis du système de la mobilité automobile. Ensemble, ces trois parties plaideront pour accroître le soutien à la reconversion et au perfectionnement professionnels des travailleurs dans les régions, pour favoriser les projets régionaux stratégiques et les échanges de bonnes pratiques entre les régions productrices d’automobiles et pour renforcer la stratégie en matière de compétences, en cernant les défis auxquels sont confrontées les régions et mettant en avant des stratégies de transformation qui se centrent sur les besoins des régions.

Contexte

Une transition juste et équitable vers la décarbonation du secteur des transports constitue la principale préoccupation de l’Alliance des régions de production de véhicules automobiles, un réseau politique rassemblant des régions engagées en faveur d’une transition fructueuse de l’industrie automobile européenne et de ses équipementiers. L’Alliance est une initiative du Comité européen des régions qui reconnaît la nécessité d’actions décisives pour atteindre les objectifs climatiques de l’UE et vise à réunir les régions dotées d’un secteur automobile fort qui souhaitent jouer un rôle actif dans la décarbonation du secteur des transports et contribuer à la réalisation des objectifs du pacte vert pour l’Europe afin d’assurer une transition juste pour les régions automobiles. L’Alliance se compose pour l’heure de 35 régions participantes.Lors de la réunion du 9 novembre, la région de Navarre a pris la présidence de l’Alliance, et la région de Lombardie sa vice-présidence.

Eu égard à l’adoption de la suppression progressive de la combustion interne d’ici à 2035, l’Alliance a un rôle essentiel à jouer. En effet, la Commission européenne est chargée de rendre compte, d’ici à la fin de 2025, des ressources budgétaires nécessaires pour rendre cette transition équitable pour tous, et les législateurs l’engagent à fonder son rapport sur les travaux de l’Alliance des régions de production de véhicules automobiles.Le 6 juin, Thomas Schmidt, ministre du développement régional de l’État libre de Saxe et ancien président de l’Alliance, a rencontré Thierry Breton, commissaire européen au marché intérieur, et Nicolas Schmit, commissaire européen à l’emploi et aux droits sociaux, pour débattre des aspects sociaux de la transformation de l’industrie automobile et de la manière d’assurer une transition juste et acceptable sur le plan social de l’ensemble de son écosystème.

La transition juste dans les régions européennes de production automobile revêt une importance capitale pour l’Alliance des régions de production de véhicules automobiles et le Comité européen des régions. Ce dernier a adopté, lors de sa session plénière en octobre dernier, son avis politique sur cette question, élaboré par le rapporteur Sven Schulze, ministre de l’économie, du tourisme, de l’agriculture et de la sylviculture du land de Saxe-Anhalt, par lequel il demande de dégager des fonds de l’actuel budget de l’Union européenne, qui court jusqu’en 2027, et d’assurer un soutien continu, y compris au moyen de la politique de cohésion de l’Union et d’un éventuel successeur du mécanisme pour une transition juste.

Contact:

Theresa Sostmann

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Theresa.Sostmann@cor.europa.eu