Slovakia
Rastislav TRNKA
Membre
Chairman of the Košice self-governing Region
Les régions et les villes ont mis en évidence le potentiel des crédits en faveur de la nature pour combler le déficit de financement estimé à 37 milliards d’EUR afin de lutter contre la perte de biodiversité et la dégradation de la nature. Toutefois, le Comité européen des régions (CdR) souligne que les crédits pour la protection de la nature ne peuvent pas remplacer le soutien existant de l’UE en faveur de la protection et de la restauration de la biodiversité, tel que le programme LIFE qui a été supprimé dans la proposition de la Commission européenne pour le prochain budget à long terme de l’UE. L’avis adopté lors de la session plénière du 14 octobre appelle également à des garanties solides, à la transparence et à un suivi indépendant afin d’éviter l’écoblanchiment et de veiller à ce que les crédits de protection de la nature ne soient pas utilisés comme instrument de compensation.
Conformémentà lafeuille deroute présentée par la Commission européenne en juillet, les régions et les villes considèrent que les crédits pour la nature devraient être considérés comme un outil complémentaire des politiques de l’UE en matière d’environnement et de climat et s’appuyer sur des projets pilotesmenés au niveau local. Ils soulignent la nécessité de disposer de ressources publiques et d’une assistancetechnique suffisantes pour faire en sorte que les collectivités locales et régionales puissent mener la restauration écologique avec le soutien du secteur privé. À cet égard, le CdR est profondément préoccupé par le fait que le programme LIFE ne soit pas maintenu dans les propositions actuelles de la Commission européenne relatives au budget pluriannuel de l’UE pour la période 2028-2034.
L’avisdu CdR, dirigé par Rastislav Trnka (SK/PPE), président de la région autonome deKošice, souligne la nécessité d’uneclarté juridique afin d’éviter que les crédits pour la nature ne sapent le cadre réglementaire de l’UE ou n’affaiblissent l’ambition environnementale. Les régions et les villes estiment que les crédits pour la nature ne devraient pas servir de mécanisme de compensation, mais plutôt d’outil pour apporter une contribution écologique positive visant à générer un gain net pour la biodiversité. Par conséquent,les systèmes de crédit doivent être strictement fondés sur les résultats et étayés par des procéduresharmonisées et transparentes de suivi, de déclaration et de vérification.
Le CdR suggère d’utiliser les crédits pour la nature comme un outil d’amélioration écologique ciblée sur le territoire, offrant de nouvelles possibilités de développement durable, d’emplois verts et de régénération des zones touchées par l’activité industrielle,l’exploitationminière ou la pollution à long terme. Elle propose de donner aux collectivités locales et régionales la possibilité d’établir leurs propres fonds de crédit nature et souligne leur rôle de plateformes de coordination de projets et d’intermédiaires entre les investisseurs et les acteurs chargés de la mise en œuvre.
Les dirigeants locaux et régionaux exhortent également les États membres à intégrer les mécanismes de crédit à la nature dans leursstratégiesnationales en matièred’environnement et de climat et à renforcer les capacités techniques,administrativeset professionnellesnécessaires pour aider les collectivités locales et régionales à gérer ces programmes. Le cadre devrait soutenir et créer des synergies avec les stratégies régionales et locales qui établissent des mesures concrètes pour la protection et la restauration de la biodiversité et la réalisation desobjectifsenvironnementaux au niveau infranational.
Citation :
RastislavTrnka (SK/PPE), rapporteur, président de larégion autonome deKošice: «Lescréditspour la nature constituent un premier pas révolutionnaire et une occasion d’associer ceux qui, jusqu’à présent, se sont tenus à l’écart de la protection de la biodiversité, à savoir l’industrie,les gouvernementsrégionaux et les investisseurs. Si les régions jouent le rôle d'acteurs et ont confiance, elles peuvent devenir actives dans la réalisation des objectifs environnementaux et environnementaux de l'UE. C’est le moyen le plus rapide de restaurer la biodiversité dans l’Union européenne et, par la suite, dans le monde, si nous agissons rapidement en tant que chef de file.»
Pour plus d'informations:
Le 7 juillet, la Commission européenne a lancé une «feuille de route vers les crédits pour la nature»afin d’encouragerles investissements privés dans des actions qui protègent et préservent la nature, et de récompenser ceux qui entreprennent ces actions et y investissent. La feuille de route définit la manière dont les crédits pour la nature pourraient compléter les financements publics et contribuer à mobiliser des ressourcessupplémentairesen faveur de la biodiversité, tout en garantissant des garanties environnementales et sociales. Les crédits pour la nature sont présentés comme unmoyen possible de soutenir et de valoriser les actions positives pour la nature – telles que la restauration des zones humides, lemaintiende paysagesà haute diversité ou l’amélioration de la santé des sols etdes pollinisateurs – et d’orienter les financements vers les acteurs sur le terrain, tels que les agriculteurs, les sylviculteurs, les pêcheurs, les gestionnaires de terres,les propriétaires fonciers et les communautés locales.
Personne de contact:
Lauri Ouvinen
Tél. +32 473536887
lauri.ouvinen@cor.europa.eu
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