Les dirigeants locaux et régionaux appellent à une approche globale pour attirer les nouvelles générations dans l'agriculture.
Le Comité européen des régions (CdR) a salué l’agenda du consommateur 2030 de la Commission européenne en tant que feuille de route opportune pour renforcer les droits des consommateurs et soutenir les entreprises dans une économie de plus en plus numérique et axée sur la durabilité. Dans un avis dirigé par Adam Cizkowski (PL/ECR), maire de Halinów, adopté à l’unanimité en session plénière le 1er juillet, le CdR appelle à renforcer le rôle des collectivités locales et régionales dans la protection des consommateurs dans toute l’Europe.
Les citoyens européens sont confrontés à des défis croissants dans leur vie quotidienne et dans un environnement numérique complexe, notamment l’augmentation du coût de la vie, la vulnérabilité financière, le logement, la croissance rapide du commerce électronique et l’afflux de biens en provenance de pays tiers. Dans le même temps, les nouvelles technologies et les modèles commerciaux en ligne créent des risques liés aux pratiques commerciales déloyales, à la sécurité des produits et à la vulnérabilité des consommateurs.
Face à ces défis, le CdR souligne que la politique des consommateurs reste un facteur essentiel pour faire en sorte que les citoyens de l’UE puissent faire des choix éclairés, tout en stimulant la compétitivité de l’UE et le bon fonctionnement des marchés, en encourageant l’innovation et la croissance économique durable. Il se félicite donc de l’agenda du consommateur à l’horizon 2030 proposé par la Commission européenne en tant que cadre tourné vers l’avenir pour renforcer les droits des consommateurs et garantir des marchés équitables et transparents.
Toutefois, les collectivités locales et régionales regrettent que le programme ne reconnaisse pas leur rôle important dans la mise en œuvre des mesures de protection des consommateurs dans de nombreux États membres. Dans environ la moitié des pays de l’UE, les collectivités locales et régionales jouent un rôle important dans la politique des consommateurs, en participant directement à la législation, à la mise en œuvre ou au soutien des mesures de protection des consommateurs aux côtés des gouvernements nationaux.
L’avis invite la Commission européenne à poursuivre la simplification de manière à réduire les charges inutiles tout en maintenant une protection efficace des consommateurs. Les réformes devraient être proportionnées et ciblées, apporter des avantages tangibles aux consommateurs et aux entreprises, tout en garantissant un niveau élevé de protection dans l’ensemble de l’UE.
Enfin, les régions et les villes sont favorables à des garanties renforcées contre les pratiques préjudiciables telles que les modèles sombres, la conception addictive, la personnalisation déloyale et le marketing d’influence trompeur. L'avis maintient un principe clair: ce qui est illégal hors ligne doit rester illégal en ligne, en garantissant la responsabilité des plateformes tout en préservant des conditions de concurrence équitables pour les entreprises européennes, en particulier contre les importations dangereuses ou non conformes aux normes ‑.
Citation
Rapporteur Adam Cizkowski (PL/ECR), maire de Halinów: «L’Europe a besoin d’une politique des consommateurs qui protège sans surcharge, en combinant des garanties solides pour les consommateurs avec de réelles opportunités pour les entreprises. Nous devons garantir une concurrence loyale en luttant contre les importations dangereuses et les pratiques déloyales, tout en défendant les produits locaux et en soutenant les entreprises locales, dans l’intérêt tant des consommateurs que des entreprises dans l’ensemble du marché unique.»
Contexte
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