Appréhender l’Europe suivant une perspective locale et régionale
Fondé sur des études originales commandées par le Comité européen des régions, ainsi que sur des recherches d’universitaires, des contributions d’autres institutions européennes et des informations en libre accès, ce rapport expose des faits et des données à l’intention des décideurs politiques et d’autres parties prenantes concernées. Ses principales conclusions et recommandations trouveront un écho dans le discours annuel sur l’état des régions et des villes dans l’Union européenne qui, lors de la session plénière que le Comité européen des régions tiendra en octobre prochain, doit être prononcé par son président, Vasco Alves Cordeiro.
Cette année, le rapport met l’accent sur les défis les plus pressants que doivent relever les villes et les régions de l’Union européenne, à savoir les conséquences économiques et sociales de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, les effets persistants de la pandémie de COVID-19 et la relance qui est dès lors nécessaire, l’urgence climatique et la transition énergétique, la lutte contre les inégalités et les perspectives en matière de construction de la démocratie, telles qu’elles se dessinent à la lumière des conclusions de la conférence sur l’avenir de l’Europe.
Le rapport comportera aussi le «baromètre régional et local», qui présente les avis de représentants élus de toute l’Europe, tels qu’ils ressortent d’une enquête menée en partenariat avec l’institut IPSOS.
Baromètre régional et local
Les 27 États membres de l’Union européenne comptent plus d’un million d’élus politiques au niveau infranational, qui représentent un ensemble très diversifié d’électeurs à différents niveaux de gouvernement, notamment des États fédérés, des régions, des provinces, des comtés, des districts ou des municipalités. L’enquête Eurobaromètre Flash constitue un outil clé qui leur permet de donner leur avis sur les défis et les priorités de l’Europe.
Les réponses révèlent quelles seraient les priorités des élus locaux pour l’Union, ce qu’ils savent de ses initiatives et des possibilités de financement qu’elle propose, ce qu’ils pensent de l’avenir de l’Europe et quelles solutions ils envisagent face à l’urgence induite par la guerre en Ukraine.
Principales conclusions
- 76 % des élus politiques locaux déclarent que leur collectivité locale ou régionale accueille des réfugiés en provenance d’Ukraine et au moins la moitié d’entre eux affirment que leur collectivité locale ou régionale fournit une aide matérielle à ce pays.
- Deux répondants sur quatre estiment que la manière la plus efficace de reconstruire l’Ukraine est d’associer les régions de l’Union au plan de reconstruction.
- Parmi les élus locaux interrogés, 88 % sont totalement ou plutôt d’accord avec le fait que la «cohésion» devrait faire partie des valeurs essentielles de l’Union européenne, ce chiffre allant de 68 % en Finlande à 100 % au Portugal.
- Interrogés sur la valeur ajoutée de la politique de cohésion par rapport à d’autres sources de financement (nationales ou régionales), plus de six répondants sur dix (62 %) rapportent que le Fonds de cohésion a été utilisé pour financer certains types de projets spécifiques. Près d’un responsable politique local sur trois (31 %) indique que le Fonds de cohésion a servi à intégrer la politique de l’Union dans les stratégies élaborées au niveau régional, tandis qu’environ un sur cinq est d’avis qu’il soutient le partenariat entre des acteurs à tous les niveaux institutionnels (20 %) et la stabilité du financement à long terme (16 %).
- En ce qui concerne les informations dont ils disposent sur l’existence d’un quelconque financement en provenance de l’Union européenne (au titre de la politique de cohésion ou de NextGenerationEU), 35 % des responsables politiques locaux assurent savoir que leur ville ou leur région a reçu de tels fonds au cours des deux dernières années.
- Un répondant sur dix déclare avoir été pleinement (1 %) ou partiellement (9 %) associé à l’élaboration des plans nationaux pour la reprise et la résilience.
- Pour 51 % des personnes interrogées, le principal objectif des financements de l’Union devrait être de soutenir la transition vers une économie verte.
- Parmi les personnes interrogées, 77 % estiment que les conséquences sociales et économiques de la guerre nécessitent une adaptation des politiques et des financements de l’Union.
- Les régions et les villes devraient avoir une plus grande influence sur l’avenir de l’Union européenne selon 89 % des personnes interrogées.
- Plus de six répondants sur dix (65 %) affirment que, pour assurer une participation aussi efficace que possible des régions et des villes au débat sur l’avenir de l’Europe, il faudrait instaurer une discussion permanente sur ce thème aux niveaux régional et local.
L’enquête intitulée «Local politicians of the EU and the future of Europe» a été réalisée par IPSOS. Entre le 25 juillet et le 11 septembre 2022, 2 698 interviewsont été menées auprès des élus régionaux et locaux de l’Union européenne.