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Les collectivités locales et régionales doivent jouer un rôle actif dans le pacte pour la Méditerranée

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Sur cette page

  • Relations extérieures, élargissement et politique de voisinage

Les collectivités locales et régionales demandent une participation, un soutien et des ressources politiques accrus pour renforcer leur contribution au pacte.

Réunis le 8 juin, les responsables politiques locaux et régionaux et les parties prenantes de l’UE et des pays partenaires méditerranéens ont lancé un appel pressant en faveur de l’intégration formelle des collectivités locales et régionales dans la gouvernance et la mise en œuvre du pacte pour la Méditerranée, soulignant que si elles contribuent déjà sur le terrain par de nombreux projets concrets de coopération euro-méditerranéenne, elles ont besoin d’une reconnaissance politique, d’un soutien et de ressources accrus pour renforcer cette contribution.

Ils ont également procédé à un échange de vues et d'expériences sur les initiatives de protection civile en cours dans la zone euro-méditerranéenne. Mokhtar Bouazza, lauréat du prix ARLEM 2025 en Algérie, a invité les membres de l’ARLEM à un essai gratuit de son projet gagnant «Résilience de l’eau fondée sur l’IA pour l’agriculture méditerranéenne».

Pacte pour la Méditerranée

Lors de leurs réunions à Bruxelles, les membres de la commission du développement territorial durable de l’Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM) et les parties prenantes locales et régionales ont examiné le rapport conjoint des corapporteures Marie-Antoinette Maupertuis (FR/AE) du Comité européen des régions (CdR) et Jamal Abu Obeid, maire de Great Ramtha (Jordanie), intitulé «Mettre en œuvre le pacte pour la Méditerranée avec les collectivités locales et régionales».

Pour que le pacte soit un succès, les collectivités locales et régionales doivent être directement associées et la participation de l’ARLEM institutionnalisée, selon le rapport. Ce point de vue a été largement partagé par les membres du comité et leurs partenaires à travers la Méditerranée. Les deux corapporteurs ont souligné que la résilience dans le domaine de l’eau, l’adaptation au changement climatique, la protection civile et l’offre de possibilités pour les jeunes constituaient les principales priorités sur le terrain. Il est nécessaire de prévoir un financement adéquat pour les projets qui répondent aux défis universels au moyen de solutions locales adaptées aux réalités régionales et locales spécifiques. La société civile et les citoyens eux-mêmes doivent également participer au processus de mise en œuvre du pacte.

La Commission européenne a souligné que le Pacte pour la Méditerranée a été conçu par la Commission comme une proposition et une invitation à la participation de toutes les institutions concernées à travailler ensemble. Le prochain cadre financier pluriannuel pourrait financer des actions spécifiques au titre du pacte.

Protection civile

Alors que l’été entraîne à nouveau des risques d’incendies de forêt, les membres de l’ARLEM ont évoqué l’importance de la protection civile, notamment la nécessité d’une formation, de l’échange d’informations par-delà les frontières et de l’accès aux équipements. La protection civile est également importante en tant qu’activité économique créatrice d’emplois et favorisant la recherche et l’innovation. La CE a accordé une attention particulière aux systèmes de préparation et d'alerte précoce. Il a mis en place des installations telles qu'un centre de pompiers sur Chypre qui se concentre sur la Méditerranée orientale.

Prix de l’ARLEM

Mokhtar Bouazza, lauréat de l’ARLEM 2025 en Algérie, a présenté son projet «Résilience de l’eau fondée sur l’IA pour l’agriculture méditerranéenne», qui utilise des drones, des images satellitaires et l’IA pour rendre l’agriculture plus efficace. Il a créé un point de vente européen de son entreprise en Espagne et invite les membres de l’ARLEM à tester son système gratuitement pendant un an et demi. Les fermes algériennes qui l'ont déjà utilisé, ont réduit leur consommation d'eau de 40% et augmenté leurs rendements de 35%.

Citations :

  • Joško Klisović (HR/PSE), membre de l’Assemblée de la ville de Zagreb: «Le pacte pour la Méditerranée marque une étape bienvenue vers un partenariat euro-méditerranéen plus ambitieux et plus équilibré. Mais pour tenir ses promesses, il faut investir dans les personnes, les lieux et la démocratie locale. Les villes et les régions doivent avoir un siège à la table, non seulement lors de la mise en œuvre des politiques, mais aussi lors de leur conception et de leur évaluation. De la résilience dans le domaine de l’eau à la protection civile, en passant par les possibilités offertes aux jeunes et l’inclusion sociale, les défis auxquels nous sommes confrontés sont profondément territoriaux. Une Méditerranée plus forte ne peut être construite que par la solidarité, une prospérité partagée et une véritable gouvernance à plusieurs niveaux qui ne laisse aucun territoire ni aucune communauté de côté.»
  • Marie-Antoinette Maupertuis (FR/AE), Présidente de l'Assemblée de Corse: «La mise en œuvre du pacte doit être une responsabilité partagée entre les deux rives de la Méditerranée, fondée sur la cogouvernance plutôt que sur une approche descendante. Le succès du pacte dépendra de la participation réelle des collectivités locales et régionales, compte tenu des spécificités de tous les territoires.»
  • Jamal Abu Obeid, maire de la municipalité de Ramtha en Jordanie: «La Méditerranée est une région dont l’histoire, les défis et les possibilités sont partagés. Si nous voulons vraiment que ce pacte réussisse, nous devons le construire avec tous les niveaux de gouvernance. Dans ma propre municipalité, comme dans de nombreuses autres en Méditerranée, la rareté de l’eau, le changement climatique, les migrations et la résilience territoriale sont des défis que les collectivités locales et régionales gèrent chaque jour.»

Contexte:

  • Détails de la réunion: L’ordre du jour, la retransmission en ligne et les documents de la réunion du 8 juin 2026 de la commission du développement territorial durable de l’ARLEM sont disponibles sur la page consacrée à la manifestation; des documents similaires sont disponibles concernant la consultation des parties prenantes de l’ARLEM. Des photos sont disponibles.
  • ARLEM : L'Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM) a été créée en 2010 par le Comité européen des régions, afin de donner une voix régionale et locale dans le cadre plus large de l'Union pour la Méditerranée (UpM). L'UpM a été créée en 2008, à la suite d'une initiative de coopération euro-méditerranéenne lancée en 1995 à Barcelone pour relever les défis culturels, économiques, politiques et environnementaux.
  • Pacte pour la Méditerranée: Le pacte pour la Méditerranée – Moyen-Orient, Afrique du Nord et Golfe a été lancé en novembre 2025 et constitue un engagement stratégique renouvelé de l’Union européenne à l’égard de son voisinage méridional. Il repose sur trois piliers principaux: 1) les personnes, 2) des économies plus fortes et plus durables, et 3) la sécurité, la préparation et la gestion des migrations. Le pacte s’appuie sur la stratégie définie en 2021 dans le nouveau programme de l’UE pour la Méditerranée. Il est considéré comme un moyen d’identifier les initiatives qui fourniront un cadre de coopération axé sur les personnes, sur la stimulation des échanges et l’exploitation du potentiel des énergies renouvelables et de l’économie numérique, ainsi que sur le renforcement de la sécurité et de la résilience. Il complétera les partenariats bilatéraux globaux existants avec la Tunisie, l'Égypte et la Jordanie et encouragera d'autres partenariats similaires. Le pacte confie à l’ARLEM le rôle de «canal institutionnel essentiel pour les contributions régionales et locales». En 2025, l’ARLEM a adopté son rapport connexe intitulé «Perspectives territoriales pour le nouveau programme stratégique euro-méditerranéen»(corapporteurs: Arianna Censi, maire adjointe de Milan, et Rama Mohammed El Ezzi, directrice adjointe de la ville d’Amman (Jordanie)
  • Prix de l’ARLEM: Le CdR a lancé son prix de l’ARLEM pour les jeunes entrepreneurs locaux en Méditerranée, en étroite coopération avec ses partenaires et ses soutiens, dans le but de reconnaître les jeunes entrepreneurs locaux exceptionnels des pays partenaires méditerranéens. Le prix accorde un crédit particulier au rôle des collectivités locales ou régionales dans le soutien au parcours d’un entrepreneur. En 2026, le prix de l’ARLEM entre dans sa huitième année.

Les membres